Claude Lévi-Strauss s’est éteint le 01 novembre à l’âge de 100 ans. Il restera comme l’un des plus grands penseurs français contemporains.
Son œuvre majeure, Tristes Tropiques, publiée en 1955 était un appel au secours en faveur de la diversité dans un monde pré-mondialisé.
A l’époque personne ne se préoccupait des enjeux du développement durable, le concept n’existait même pas.
Le rapport Brundtland, que l’on considère comme précurseur en la matière, date de 1987. C’est dire à quel point Claude Lévi-Strauss était, sans le vouloir et sans le savoir, en avance sur son temps.
Son métier l’aidait, il est vrai, beaucoup. En tant qu’anthropologue, il étudiait les peuples et sociétés du monde, leurs rites, leurs traditions. Cependant il n’était pas le seul et pourtant, à ma connaissance, seul son livre dénonce ce que lui même appelait en 1955 une entrée « dans le monde de la monoculture ».
Il faut bien se rendre compte de la clairvoyance qu’il fallait, à cette époque, pour tenir de tel propos. En pleine guerre froide alors que la télé n’équipe qu’un nombre homéopathique de foyers et que le porte-container n’existe pas encore…
Son métier, qui lui l’avait fait partir à la découverte des peuples d’Amazonie, lui avait ouvert les yeux sur l’intolérance humaine et déjà l’utilisation irraisonnée que l’on faisait des ressources de la planète.
Lui même était très pessimiste. Il se définissait d’ailleurs non pas comme un Anthropologue (du grec anthropos=homme) mais comme un entropologue (du grec entropos=vide, mort).
Le jeu de mot est admirable et il est tellement vrai. A l’heure actuelle les peuples d’Amazonie, dont il recueillait dans son carnet les modes de vie, ont été chassés ou sont entrain de l’être
(relativement moins depuis la loi de Lula en faveur des peuples autochtones)pour être remplacés par des cultures de Soja, de maïs ou de canne parfois transgéniques voire dans le but de produire
des agro carburants.
Cette chronique j’aurais aimé ne pas l’écrire, car l’académie française mais surtout l’humanité perdent un de ses membre les plus « humain ».
Mais la vie humaine a ses limites et il faut croire que 100 ans même pour les grands Homme c’est trop.
Il faudrait que chaque négociateur de l’Onu sur le réchauffement climatique lise son livre avant le 07 décembre , je suis sûr que cela ferait avancer les choses. On y parle peu de déchet de
GES mais beaucoup d’Humanité. Et il ne faut pas s’égarer les écologistes aiment leur planète mais ils aiment avant la vie , l’Homme, et veulent que ce cycle ne s’arrête pas.
On sait déjà que la terre n’a plus que 5 milliards d’années à vivre car après, plus de soleil. Ne soyons pas suffisamment bête pour écourter plus encore ce laps de temps.
Nikias
de Campus Durable
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