Mercredi 4 novembre 2009

Claude Lévi-Strauss s’est éteint le 01 novembre à l’âge de 100 ans. Il restera comme l’un des plus grands penseurs français contemporains.
Son œuvre majeure, Tristes Tropiques, publiée en 1955 était un appel au secours en faveur de la diversité dans un monde pré-mondialisé.

A l’époque personne ne se préoccupait des enjeux du développement durable, le concept n’existait même pas.

Le rapport Brundtland, que l’on considère comme précurseur en la matière, date de 1987. C’est dire à quel point Claude Lévi-Strauss était, sans le vouloir et sans le savoir, en avance sur son temps.

Son métier l’aidait, il est vrai, beaucoup. En tant qu’anthropologue, il étudiait les peuples et sociétés du monde, leurs rites, leurs traditions. Cependant il n’était pas le seul et pourtant, à ma connaissance,  seul son livre dénonce ce que lui même appelait en 1955 une entrée « dans le monde de la monoculture ».

Il faut bien se rendre compte de la clairvoyance qu’il fallait, à cette époque, pour tenir de tel propos. En pleine guerre froide alors que la télé n’équipe qu’un nombre homéopathique de foyers et que le porte-container n’existe pas encore…

Son métier, qui lui l’avait fait partir à la découverte des peuples d’Amazonie, lui avait ouvert les yeux sur l’intolérance humaine et déjà l’utilisation irraisonnée que l’on faisait des ressources de la planète.

Lui même était très pessimiste. Il se définissait d’ailleurs non pas comme un Anthropologue (du grec anthropos=homme) mais comme un entropologue (du grec entropos=vide, mort).
Le jeu de mot est admirable et il est tellement vrai. A l’heure actuelle les peuples d’Amazonie, dont il recueillait dans son carnet les modes de vie, ont été chassés ou sont entrain de l’être (relativement moins depuis la loi de Lula en faveur des peuples autochtones)pour être remplacés par des cultures de Soja, de maïs ou de canne parfois transgéniques voire dans le but de produire des agro carburants.

Cette chronique j’aurais aimé ne pas l’écrire, car l’académie française mais surtout l’humanité perdent un de ses membre les plus « humain ».

Mais la vie humaine a ses limites et il faut croire que 100 ans même pour les grands Homme c’est trop.

Il faudrait que chaque négociateur de l’Onu sur le réchauffement climatique lise son livre  avant le 07 décembre , je suis sûr que cela ferait avancer les choses. On y parle peu de déchet de GES mais beaucoup d’Humanité. Et il ne faut pas s’égarer les écologistes aiment leur planète mais ils aiment avant la vie , l’Homme, et veulent que ce cycle ne s’arrête pas.
On sait déjà que la terre n’a plus que 5 milliards d’années à vivre car après, plus de soleil. Ne soyons pas suffisamment bête pour écourter plus encore ce laps de temps.

Nikias
         de Campus Durable

Par Vision de Manager Responsable - Publié dans : Eco - Environnement - Communauté : ObjectifTerre
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Lundi 2 novembre 2009

La Suède a pris, le 1er juillet dernier, la relève de la RépubliqueTchèque qui, elle même, avait pris le relais de la France six mois auparavant à la présidence de l’Union européenne. Vous n’y comprenez rien, ne vous en faites pas le mandat suédois est sans doute le dernier. Le pseudo Oui irlandais, lors du référendum sur le traité de Lisbonne du mois dernier, va donner une présidence personnifiée, dotée d’un mandat supérieur à 6 mois à l’UE.

Le premier président européen pourrait être Tony Blair qui aimerait se relancer après l’échec de sa mission de médiation au Moyen-Orient. L’organisation de cette transition est l’un des dossiers majeurs de la présidence suédoise, avec la gestion de la crise économique.

Cependant, espérons que l’on retienne, avant tout du mandat suédois, le rôle dans la réussite des négociations sur le réchauffement climatique parmi les 27 états membres et ensuite durant la conférence de Copenhague.

La coïncidence est belle, la Suède, engagée de longue date dans les démarches « vertes » doit motiver et donner une impulsion à l’échelle européenne avant Copenhague de sorte qu’un consensus existe déjà au sein de l’union européenne.

Hasard ou acte volontaire, le prochain conseil européen se tiendra les 10 et 11 décembre prochains, soit pendant la conférence de Copenhague.

Le rôle des chefs d’états européen pourrait s’avérer crucial. En effet ce qu’on appelle les négociations de Copenhague consisteront surtout à la finalisation d’accords sur lesquels on se serait pré-entendu ou pas auparavant.
Pour parler concrètement, les tractations de Bangkok il y a quelque semaines et celles de Barcelone actuellement préparent Copenhague. A vrai dire tout ou presque s’y joue. Les rumeurs qui s’échappent des salles de réunions sont plutôt mauvaises. Le consensus global ne se faisant que sur des résolution manquant d’ambitions ou de concret.

Déjà, au sein des 27, l’entente sur la nécessité de diminuer d'au moins 20% les émissions de GES est ferme.
L’UE est même prête à signer pour -30% si les négociations de Copenhague sont fructueuses.

Sauf déception, lors des premier jours de la conférence de Copenhague , le conseil européen pourrait, par ses décisions, impulser un souffle nouveau aux négociations.

Un conseil européen, comme les conférence Onusiennes, se prépare à l’avance.
La Suède en tant que présidente de l’UE organise ses préparations.
Pour que le conseil européen soit concluant et influe sur les négociation de Copenhague qui, toute coïncidence mise de coté, se trouve a 15 minutes de la ville suédoise de Malmö, la Suède devra mettre à profit sa longue expérience de négociatrice acquise au cours de l’Histoire du fait de sa situation de pays neutre.

Espérons qu’on se souvienne  de ce dernier mandat comme le plus réussi des présidences tournantes de l’UE, au moins sur le plan environnemental.


Nikias Ioannidis 
        Pour    Campus Durable

Par Vision de Manager Responsable - Publié dans : Eco - Environnement - Communauté : Economie et société
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Lundi 2 novembre 2009

La réponse fausse est celle qui, comme un mirage, se dissout au contact. Au contact avec l'Autre. 

2 indices pour faciliter nos conclusions : 
    - S'autoriser le bénéfice du doute quant à la validité exclusive de nos croyances
 
    - Permettre à l'Autre de nous offrir un aperçu de ses capacités, au-delà de la ligne d'horizon de nos perceptions limitées. 

Le brouillard qui limite notre champ de vision vient sans doute du mot "handicap" couramment employé pour désigner des caractéristiques que nous aurions du mal à gérer s'il nous fallait brusquement évoluer dans des conditions équivalentes.
On remarquera que consulter un article, rédigé de façon technique, à l'attention de spécialistes dont on n'est pas, nous inspire généralement plus d'admiration que de compassion vis à vis des correspondants concernés.

La différence vient que dans le deuxième cas, on présume, en admettant de ne pas comprendre le "comment", que les compétences du destinataire participent à son enrichissement personnel ainsi qu'à celui de son entourage.
Par contre, dans les situations que nous désignons "handicaps" on prétend avoir la certitude, en présumant comprendre le "comment", que l'individu observé est affaibli et constitue une faiblesse pour le groupe auquel il est rattaché.

Dans les deux cas, nous confions à notre ignorance la charge du diagnostic que notre "intelligence" n'est pas en mesure d'établir.

Nous ne sommes pas EINSTEIN, génie dans l'exploitation des paradoxes, mais nous pouvons au moins observer que :
- La fragilité des enfants n'a pas affaibli systématiquement leurs parents confrontés à des difficultés conjoncturelles mais a été souvent un puissant catalyseur leur permettant de relever leurs défis et de réussir.
- La joie,communiquée par certaines personnes qui ne disposent pas de toutes nos facultés physiques visibles.
- Ce qui est visible est insuffisant pour justifier tous les facteurs qui participent à la réussite d'un projet, d'une ambiance favorable, d'une communication optimum.

Un peu comme certaines images où, suivant le regard que l'on porte, on peut distinguer soit un portrait soit un autre, totalement opposés, n'aurions-nous pas tendance, une fois que l'on a découvert une interprétation à ne pas poursuivre nos investigations et à manquer l'existence de l'autre ?
Toute situation ne présenterait-elle pas simultanément un aspect agréable et un aspect déplaisant ?

Enfin, la compassion n'est-elle pas qu'une épreuve de repêchage injustement accordée (même si c'est mieux qu'une sanction d'élimination) à celui qui en est la cible, parce que l'on ne sait valoriser les atoûts qui lui accorderaient la reconnaissance à laquelle il est en droit de prétendre ?

je pense, par exemple, à des repas organisés "dans le noir" afin de faire constater aux bien-voyants les difficultés à affronter par les mal-voyants.

- D'abord c'est comparer des aptitudes de débutants avec celles de personnes expérimentées.

- Ensuite, ces expériences ne s'accompagnent pas de la démonstration des capacités développées dans ces conditions et pouvant être, capacité d'écoute et faculté de concentration sur-multipliées puisque l'auditeur n'est pas distrait par des observations parasite. Egalement flexibilité exercée par les habitudes d'adaptation toujours sollicitées...

Pour conclure "en douceur " cette démonstration, voici une histoire vraie :
Un ami musicien, non voyant, m'a demandé un jour d'écrire, dans le cadre d'un atelier d'auteurs, un texte sur la façon dont nous percevions sa différence.
Je dois dire que s'il s'attendait à de la compassion, je pensais qu'il méritait plus.
  Que chacun apporte ses "talents" et le buffet constitué n'en sera que plus apprécié par tous.

     Voici donc :    
TES NOTES ONT DES COULEURS
                        
        Tes notes ont des couleurs que je ne perçois pas
        J'en ressens la douceur, la violence, parfois
        Tes notes ont des couleurs, mais toi seul les reçois
         Par le chemin du coeur, tu les portes vers moi
        Je les découvre en toi

        
Le vert, c'est le Printemps, le bébé qui accourt
        
Le rose est la maman, premier bisou d'Amour
        
Le bleu, c'est la grandeur, l'univers tout entier
        
Le marron c'est la terre, fertile ou épuisée
         C'est le désert, sans toi.

        
Le jaune est le soleil, la chaleur de l'été
        
Le rouge est la passion, désir démesuré
        
Le pourpre est le sacré, c'est le sang mélangé
         On est tous frère(s)  et soeurs, vu de l'Eternité
         Tous séparés sans toi

         Le monde a des couleurs. Afin que tu les vois
         Je t'offre mon regard. Offre moi leur message,
         Toi qui connais la joie et le sens du voyage.
         Nous te donnons la main, pour affirmer ton pas
         Mais le guide : C'est toi.

                Françoise -L. A-M

Remarque : C'est par sa médiation que j'ai su voir à travers les couleurs les paysages que j'ai pu vous offrir.

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Jeudi 29 octobre 2009
Sur l'excellent blog de Julien BONNEL,  j'ai découvert cette Vidéo vers laquelle le lien ci-dessous vous dirige.

Entreprendre c'est avoir l'audace de prendre des initiatives, à titre individuel mais aussi à titre collectif, dont le succès ne peut dépendre exclusivement de nos moyens, donc être totalement sous notre contrôle.
Nous évoluons en avenir incertain et la conjoncture de la seconde qui suit est déjà aléatoire.

Alors, s'il est vrai que "diriger c'est prévoir", diriger c'est aussi participer à la création de demain pour en être, au moins, co-auteur. Avoir le courage de choisir d'être un responsable du futur.

Independamment de la confiance dans nos compétences, pour ce qui dépend du domaine de nos connaissances, il est nécessaire d'accepter le risque de confier, à notre créativité individuelle ou d'équipe, la gestion de l'imprévisible.
Partir du principe que la conjoncture, de manière directe ou paradoxale s'avèrera notre partenaire et ne voir, dans les difficultés aux allures d'handicaps, que des opportunités qu'il nous reste à interpréter.

Afin de mener à bien ces challenges successifs, constitutifs du chemin 'd'un parcours professionnel épanouissant,  un Entrepreneur d'expérience vous offre les 7 recommandations que vous découvrirez d'un clic sur :

http://jbonnel.over-blog.com/article-les-points-a-maitriser-pour-avancer-dans-la-vie-38362417-comments.html#c


J'ajouterai simplement que "Choisir" peut être perçu de 2 manières : 
  - Affirmer un engagement
  - Renoncer à l'ensemble des possibles.
    C'est en retenant la première attitude que l'on se rend compte, à posteriori, que l'on ne renonce pas mais que l'on ordonne les étapes d'un parcours dont on a su sortir de la case "départ".

    A présent, que commence la séance.
    A bientôt

    Françoise-L.
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Jeudi 22 octobre 2009
     L'augmentation de la démographie, l'accès généralisé à l'information, la mondialisation quasiment instantanée des effets des stratégies locales, mettent nos civilisations contemporaines face à face.
    Si ce n'est en tant que partenaires ce sera en tant qu'adversaires. Le choix nous appartient encore.

    Offrir à chacun la possibilité de s'épanouir dans le respect de ses valeurs est le défi de l'Education du XXIème siècle.
       Après la "Charte de l'Egalité des Chances dans l'accès aux formations d'excellence " ratifiée en  2005
     "Le Plan vert" , imposé à partir de la rentée Octobre 2009, confirme la responsabilité des Grandes Ecoles  en ce domaine.  Mais comment , en particulier les Ecoles de Management, envisagent-elles leur participation pour répondre à cette exigence de notre époque.
     Les initiatives se sont multipliées pour palier les inégalités sociales dans les formations qualifiées "d'excellence". 
Chaque établissement définissant ses propres stratégies.
     Sciences Po Paris  a instauré une voie aménagée d'accès pour les jeunes issus de milieux défavorisés (discrimination positive). 
     L'ESSEC a préféré un dispositif d'accompagnement de jeunes issus de ces mêmes milieux, en vue de les préparer à intégrer les grandes écoles par les voies classiques.
    C'est également cette logique qu'a suivi EUROMED-MANAGEMENT, Ecole Supérieure de Commerce de Marseille, quand elle a mis en place l'opération "PHOENIX" il y a 4 ans (2006-2007).

    Catherine FABRE a été chargée (à sa demande) de cette mission par la Direction, dès Juillet 2006,
    Elle a conclu des partenariats  avec les Lycées ZEP de Marseille, initialement, puis d'autres centres de formation essentiellement technologiques, Le Rectorat, La Mairie, La Préfecture, ...
    Les élèves qui choisissent de bénéficier de cet accompagnement rencontrent des étudiants avec lesquels ils développent des aptitudes d'organisation et de méthodologie ainsi qu'une ouverture culturelle aussi bien sur les sujets classiques que sur les thèmes contemporains.
    Ce ne sont pas des cours particuliers de soutien scolaire mais des réunions hebdomadaires de groupe qui visent à développer la motivation des participants, la prise de conscience de leur valeur intrinsèque et, en conséquence, qui leur apporte un sentiment de légitimité quant aux choix de cursus d'études en enseignement supérieur.
    Catherine FABRE précise aux étudiants tuteurs les principes du partenariat et
assure la continuité du projet avec les différentes promotions successives.    
    Les étudiants interviennent simultanément à 2 ou 3, de façon à créer une atmosphère plus participative que directive. 
    En fait les élèves tutorés sont aidés dans la recherche de leurs propres ambitions, qui peuvent être les plus diverses (Médecine, Sciences diverses, Management...)
     Le financement des études reste le dernier obstacle à franchir. 
     Il n'est cependant pas rédhibitoire car :
          -  d'une part des soutiens financiers (subventions, bourses, prêts ) peuvent être obtenus, sous la garantie d'organismes publics et sous certaines conditions.
          -  d'autre part, de plus en plus de formations de haut niveau peuvent être suivies par la voie de l'apprentissage, donc en exonération de cout et avec perception d'une rémunération minimum.

     Cette stratégie présente les avantages suivants: 
        -  Communication inter-classes, qu'elles soient sociales ou d'études, ce qui développe les facultés de communication tout autant des tutorés que des étudiants tuteurs qui expérimentent leur responsabilité de se faire comprendre.
       -   Conscience que la différence n'est pas génératrice d'incompatibilité de sympathie ou d'incapacité de partage.
       -   Aptitude à concevoir que la relativité est évolutive. 
       -   Créativité catalysée par la richesse issue de la Diversité.

      Catherine FABRE communique pour, qu'au-delà des dispositifs mis en place, aussi performants soient -ils, les Ecoles s'engagent dans la nécessaire réforme en profondeur de leurs modes de recrûtement.
      L'objectif visé étant d'assurer une sélection démocratique des futures élites.
Concevoir, par exemple, des épreuves véritablement multiculturelles, que ce soit par la formulation des questions ou par les sujets abordés.
     
       L'Egalité des Chances, qui permet la représentation de toutes les cultures, donc de la responsabilité de toutes les populations, au niveau des décisions collectives, semble le défi majeur à remporter pour assurer la croissance inévitable de la démographie mondiale dans des conditions initialement acceptables par tous,
puis satisfaisantes. 
         
       Témoignage recueilli auprès de Catherine FABRE
Par Vision de Manager Responsable - Publié dans : Eco - Diversité - Communauté : Economie et société
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